Axe politique

Réseau Citoyen :
rendre le pouvoir de décision aux habitants

Le réseau citoyen, ce sont des habitants, des militants associatifs, des sympathisants de tous âges qui rejoignent la démarche initiée par quelques-uns partout en France.

Nous sommes tous concernés par l’avenir de notre ville et attentifs à la manière dont elle est gérée. Certains d’entre nous sont déjà engagés dans le monde associatif, dans des clubs, des unions de quartiers, des collectifs et des réseaux sociaux. D’autres ne sont pas investis, souvent par manque de temps, mais tous nous portons un intérêt réel pour la vie publique de notre commune, un attachement particulier à la qualité de la vie quotidienne et au besoin de la défendre, de l’améliorer. Ensemble, sans a priori idéologique, sans calcul politicien, avec pour ambition de servir prioritairement l’intérêt des habitants de notre ville, nous voulons élaborer un projet et prendre part aux décisions politiques de cette ville et de son agglomération.

NOUS PARTAGEONS UN DIAGNOSTIC PRÉOCCUPANT SUR LA POLITIQUE MUNICIPALE ACTUELLE :

Une démocratie locale défaillante

Les élus de la majorité actuelle, malgré des discours sur la concertation et la participation des habitants, malgré la signature de chartes, sont incapables d’associer les habitants aux décisions municipales importantes.

Une absence d’imagination et d’invention politiques

Ce fait interdit aux gens de participer au quotidien à la vie de la cité. Le niveau de l’abstention dans toutes les élections, y compris municipales, est un signal alarmant parmi d’autres. Ce recul démocratique signifie une incapacité à agir !

Une gestion partisane des services publics

Le plus souvent les intérêts des usagers ne sont pas la priorité. Exemple caricatural : le chauffage urbain. Les élus ne contrôlent plus ce service public. Il a fallu une mobilisation sans précédent des usagers pour rappeler les élus à leurs devoirs essentiels !

Une politique d’urbanisme opaque, déconnectée des réalités

La mise en oeuvre du Plan Local d’Urbanisme a donné lieu à des dérives majeures : densification déraisonnable, bétonnage massif de la ville, faisant le lit des promoteurs, ceci bien souvent contre l’avis des habitants.

Une politique culturelle élitiste

Le privilège budgétaire est donné aux grosses institutions, étranglant les initiatives de multiples associations locales.

Une pauvreté de projets en matière d’éducation

Le contenu des temps périscolaires est plaqué dans les écoles sans concertation approfondie avec les enseignants, les parents, ni même avec les enfants ; malgré des effets d’annonce, le projet éducatif reste déconnecté des véritables réalités. Réduction du budget consacré à l’entretien et à la sécurité des locaux scolaires, compétence principale de la commune.

Pas de programme d’amélioration et d’extension du patrimoine municipal

L’état de certaines écoles et des installations sportives est un exemple saisissant. On n’entretient plus le patrimoine, faute d’argent. Pourtant, les échirollois paient des impôts. Où passe donc l’argent ?

Diminution de la présence publique dans les quartiers

La politique sociale de communication met en avant des expérimentations sans lendemain. La diminution des engagements auprès des associations qui doivent de plus en plus souvent supporter seules l’effort de solidarité, la diminution des services publics de proximité ne répondent plus aux besoins immédiats des habitants : services sociaux, socioculturels, éducation, petits commerces, sécurité …

Une bureaucratie politico-administrative cloisonnée et impotente

Le cumul des mandats est la plaie de la démocratie. Combien d’adjoints, de vice-présidents ou conseillers délégués à l’intercommunalité (Métro), de conseillères générales, souvent bien indemnisés et qui, de surcroît, doublonnent  dans leurs prérogatives avec des services de l’Etat ? Leur perspective unique devient alors le maintien de leur situation dont la conséquence majeure est un ralentissement et un dévoiement de l’action politique et un appauvrissement des services dus aux citoyens.

LE PROJET : UNE VILLE POUR TOUTES ET TOUS,

Car nous ne pouvons pas nous résoudre à une ville à plusieurs vitesses, accentuées par la crise actuelle.

Une ville démocratique au quotidien,

Se nourrissant de dialogues, ouverte à la contradiction et aux controverses. Personne ne détient a priori la vérité et la bonne réponse aux problèmes. De nombreux talents échirollois sont capables de faire évoluer la vie publique par leur action commune. Les projets importants, présentés sous la forme de plusieurs scénarios, feront l’objet de débats et pourront être soumis à des référendums municipaux.

Une ville à taille humaine,

Un urbanisme respectueux du patrimoine, de la spécificité de chacun des quartiers faisant une place importante à la transition vers une ville verte.

Une ville où chacun(e) pourra se loger,

Dans des logements de qualité, à des prix accessibles, en plus des logements sociaux. Il existe des outils qui peuvent éviter de laisser le champ libre au marché spéculatif. Pour une politique volontariste de réhabilitation des logements anciens, tenant compte de leur valeur patrimoniale réelle, évitant la destruction de l’existant quand des usages alternatifs ne l’imposent pas.

Une ville viable et vivable, une ville apaisée,

Une utilisation intelligente de tous les modes de déplacement, en particulier des déplacements doux et collectifs, pour fluidifier la circulation et diminuer le trafic automobile. Une ville avec moins de pollutions atmosphériques, sonores et visuelles. Une ville qui s’adapte au changement énergétique et climatique, donnant la priorité à l’amélioration de la vie quotidienne plutôt qu’aux dépenses de prestige.

Une ville donnant priorité à l’éducation,

Permettant notamment l’implication de la jeunesse dans les transformations environnementales et dans la vie de la cité, en partenariat avec la communauté éducative.

Une politique culturelle diversifiée,

Accessible au plus grand nombre. Pour une mutualisation des équipements culturels et sportifs lourds (stade nautique, la Rampe, les musées, le futur centre du graphisme) avec l’agglomération. Échirolles doit revaloriser sans arrière-pensées politiciennes toutes ses cultures.

Une réorganisation des services publics de proximité,

Réactifs aux demandes d’interventions de la vie quotidienne, permettant à la société de faire face aux enjeux importants, notamment les diverses formes de régression sociale. En partenariat avec l’Etat, mettre en place un service public de sécurité intelligent et adapté aux nouvelles formes d’incivilité et de délinquance.

Une politique d’implantation commerciale,

Donnant la priorité aux commerces de proximité.

Une attention particulière portée à l’élaboration publique des budgets de la ville, de ses satellites et de la Métro,

Les citoyens doivent comprendre comment s’élabore un budget, quels sont les choix politiques sous-jacents. L’impôt est la manifestation première de l’appartenance à la société. L’impôt local est injuste car il ne tient pas compte des ressources de ceux qui le paient. Ses augmentations doivent être limitées au strict nécessaire. Il doit être proportionné au vrai service rendu. Pour que le conseil de Métro soit élu au suffrage universel direct pour éviter le clientélisme communal.

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